La démocratie

Notre impuissance politique

Tous nos problèmes viennent de notre impuissance politique et cette impuissance est écrite dans nos constitutions. 
Nous avons d’un côté le peuple souverain et de l’autre une petite minorité chargée de s’occuper du bon fonctionnement des affaires de la nation en suivant à la lettre une charte qui s’appelle la «Constitution». La constitution est un outil majeur qui définit les conditions de la gouvernance et de la gestion d’une nation ; les règles qui s’imposent à ceux qui ont la charge du bon fonctionnement des affaires du pays ; les gouvernants, l’administration, la justice, la police, l’armée... tout ce monde obéit à la constitution.
Mais alors qui devrait rédiger cette constitution ? Le peuple souverain que la constiutution doit protéger de toute malversation, ou ceux qui doivent s’y soumettre ? 

Curieusement, toutes les constitutions des nations dites "démocratiques" ont été écrites par des hommes de pouvoir, des parlementaires, des ministres, des juges, des hommes de partis... 
Nous laissons écrire la constitution par ceux qui gouvernent et qui doivent lui obéir...

Pourtant dans chacune de ces constitutions il est écrit que le peuple est souverain. Alors pourquoi le peuple n’a-il pas écrit lui même sa constitution ? Par paresse, par ignorance, par manque de confiance, par peur ?

Voila la question qui a été posée pour la première fois par un professeur d’économie appelé Etienne Chouard.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La démocratie

Aujourd'hui, le fait d'appeler "démocratie" son strict contraire nous emprisonne dans une glue intellectuelle qui nous empêche de formuler une alternative sérieuse : nous n'arrivons pas à désigner l'ennemi car l'ennemi a pris le nom de l’ami, le nom de ce qui lui serait fatal... 
Tenant cette place stratégique, l'ennemi nous empêche de l’occuper.
Inventée par les Athéniens il y a 2500, la démocratie visait à mettre un terme à plusieurs siècles de tyrannie. Ce système politique s’est maintenu pendant 200 ans. 
Un premier pilier, dans les institutions de la démocratie, était l’isègoria, le droit de parole pour tous à tout moment et à tout propos : les Athéniens considéraient ce droit de parole comme une hygiène de base qui permettait à la démocratie de se protéger elle-même en faisant de chaque citoyen une sentinelle apte à dénoncer d’éventuelles dérives oligarchiques et à protéger la démocratie.
Partant du constat que ceux qui cherchent le pouvoir sont davantage guidés par des intérêts personnels que par le bien commun ; que même chez l’homme vertueux le pouvoir finit par corrompre, les Athéniens optent pour l’amateurisme politique et la rotation des charges grâce à des mandats impératifs courts et non renouvelables. Pour y satisfaire, le tirage au sort, égalitaire et incorruptible s’est imposé. Il offrait aussi une séparation entre le pouvoir économique et le pouvoir politique ; la plupart des riches étaient politiquement pauvres et les pauvres politiquement riches. 
Le riche a intérêt à ce qu’une politique publique soit conforme à ses intérêts privés. 
Les Athéniens avaient compris que c’est l’élection qui permet aux riches d’aider l’élu à être élu et de le rendre ainsi dépendant de lui. Par le mécanisme de l'élection, les plus puissants placent leurs serviteurs un peu partout dans le corps social en position d'influencer les choix publics à leur avantage.

A la première approche, l'idée du tirage au sort soulève de nombreuses objections qui ont été abordées à travers un schéma "questions / réponses". c'est ici

Ce chapitre contient plusieurs citations d'Etienne Chouard
 

 
 

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